« Les morticoles se plaisent à employer les termes les plus extraordinaires, tirés du grec et du latin, quelquefois de l’hébreu,
qui servent à masquer leur ignorance. C’est ainsi qu’un malade demandait un jour à Boridan : "Qu’est-ce que j’ai ?"
Et il sortait une langue énorme et rouge. "Comment dit-on langue en grec ?" interrogea le flegmatique docteur.
- Glôssa, répliqua l’autre.
- Donc, mon ami, vous avez une glossite. »
Léon Daudet, Les Morticoles (1894)